Les Jeux Olympiques et Paralympiques viennent de se refermer, laissant à des milliers de personnes dans le monde de la joie au cœur. Et parmi eux, il y a les salariés de Sodexo qui ont participé par leur travail acharné à faire de cette fête du sport un moment chaleureux jusque dans les assiettes. Si Sonia, Émilie et Yves ne sont pas montés sur les podiums pour décrocher une médaille, nous tenions à les mettre en valeur : ils sont nos champions !
Sonia Pourchet : trois semaines entre canoë et aviron
Pendant 20 jours, Sonia était sur le site de Vaires-sur-Marne où se déroulaient les activités de canoë et d'aviron. Elle a tenu plusieurs postes qu'elle nous présente en détail :
Pour les bénévoles, photographes, journalistes, arbitres et staff des athlètes, nous tenions un food truck de burger, et assurions un service de boissons sur un stand Coca-Cola. Cela représentait jusqu'à 900 couverts le midi. Je crois que c'est une des plus belles expériences professionnelles de ma vie, grâce à la diversité des missions que nous devions mener.
Formation, environnement de travail : une épreuve sportive !
Nous avons dû former une partie du personnel qui ne venait pas de l'univers de la restauration : seuls 3 équipiers sur 16 étaient du métier ! C'était un sacré défi de devoir les former en une semaine pour qu'ils soient capables d'assurer un service au top pour nos clients.
Le cadre et l'organisation étaient également un défi puisque nous avons travaillé dans des petites structures type algeco : dans ces environnements-là, chaque millimètre compte ! Il faut gérer le temps et l'espace pour les préparations froides ou chaudes, la plonge…
Le service se faisait aussi bien dans un gymnase que sur des stands amovibles. Réfrigérateurs, vitrines : tout était sur roulette. Et pour limiter les déchets, nous servions dans de la vaisselle “en dur”. Les stands extérieurs étaient en bois, ce qui nous donnait parfois l'impression de travailler dans une cabane de trappeur.
Le souci du gaspillage et de l'environnement au quotidien
Les repas au self étaient simples : crudités, plats, yaourt, fruit et boissons, mais de très bonne qualité. Les quantités étaient aussi bien calculées. Les clients se sont régalés et nous avons recueilli chaque jour de nombreux compliments. Pour la partie lunch box, là encore les salades et sandwichs étaient excellents.
Chaque soir à 21 h, les associations venaient chercher les produits qui n'avaient pas été consommés, comme les fruits, les yaourts et les salades : encore une belle initiative caritative et écologique. Quand on travaille dans la restauration collective, on est souvent écoeuré du gaspillage quotidien. C'est une bonne chose que cet aspect-là ait été pensé en amont de l'événement. On voit que les mentalités changent.
Pour ma part, j'ai eu la chance et la joie de me rendre sur mon lieu de travail à vélo. De passer la sécurité le matin, comme les stars olympiques et d'admirer ce magnifique site de compétition. Puis de rencontrer le Prince de Monaco et Tony Estanguet. Avec nos équipiers, nous avons partagé de grands moments d'émotion lors des épreuves. Cela crée des liens : nous avons eu du mal à nous séparer à la fin des Jeux.
Personnellement, j'ai eu la chance de courir le 10 km des JO le 10 août, la plus belle course de ma vie ! Quand j'ai pris le départ dans mon sas “Marie-José Perec”, l'ambiance vibrante était incroyable. J'ai été portée jusqu'à la ligne d'arrivée par cette ambiance incroyable. Je n'oublierai jamais ce moment, il est gravé dans mon cœur et dans mon corps ! J'en frissonne encore, rien que d'en parler ! Alors vivement, les JO d'hiver 2030 !
Émilie CANAPLE, les JO vus de Lyon
Émilie était responsable de buvette sur le site de Lyon où ont eu lieu 11 matchs de football, dont la demi-finale homme et le match pour la médaille de bronze des équipes féminines.
Je gérais les équipes sur trois points de vente (un caissier et un équipier par point), dans le stade jusqu'à la 80ème minute, et ex stadium 30 minutes après la fin du match pour récupérer les verres consignés. Alors, oui j'ai dû verser du Coca en bouteilles plastiques dans des gobelets consignés et j'ai vendu de la bière sans alcool à 10 euros. Oui j'ai refusé la Mastercard et je n'avais plus de monnaie en fin du match pour les verres consignés. Oui, je me suis sentie bien vieille aux côtés de ces jeunes équipiers. Mais cette expérience était incroyable, un vrai shoot d'adrénaline !
Comme mes collègues, j'ai entendu les critiques sur la restauration olympique. Mais je crois que, encore une fois, le contrat a été établi par des personnes qui ne sont pas les participants de l'événement… Si les donneurs d'ordre demandent plus de plats végétariens et moins de protéines animales, la prestation est moins chère. À partir du moment où la demande change, et on peut très bien l'entendre, le prix doit être recalculé. Sodexo Live a dû renégocier le contrat en catastrophe pour intégrer plus de protéines animales. N'étant pas dans les négociations, je ne sais pas comment elles se sont soldées… Finalement, ces critiques nous les entendons aussi en restauration scolaire : la collectivité nous donne un cahier des charges, nous faisons une proposition adaptée. Puis les parents d'élèves interviennent et nous devons nous adapter. Un jour, un maire m'avait fait cette confidence : “ Si je sous-traite, c'est très simple : si c'est bien, c'est grâce à moi. Sinon c'est de la faute du prestataire.” Les Jeux Olympiques n'échappent pas à la règle.
Avec un peu de recul, je trouve que nous étions plutôt bien organisés sur notre site et c'est un point positif à retenir pour d'autres événements.
Yves Kernané, responsable régional Sodexo
Yves a été l'un des porteurs de la flamme olympique. Il nous raconte cette expérience hors du commun.
Il est difficile de qualifier cette journée de porteur de la flamme olympique de Paris 2024. Exceptionnelle. Émouvante.
Je suis extrêmement reconnaissant envers celles et ceux qui ont choisi notre Fédération Française de Handball pour vivre cette expérience. Envers tous ces bénévoles dans l'ombre mais qui sont essentiels pour faire tourner la machine.
Je suis également reconnaissant pour ce sport qui m'apporte tellement dans ma vie personnelle, et à toutes les personnes que je rencontre en le pratiquant : joueurs, qu'ils soient amateurs ou professionnels, spectateurs, dirigeants et salariés des clubs… Et un immense merci à Luc Sarramegna, Président de mon club, sans qui je n'aurais pas pu porter cette flamme olympique. Un dernier remerciement à toute l'équipe Sodexo Live de la Maison du Handball qui nous a régalé les papilles...ils ont été extraordinaires… Une double fierté d'appartenir à ces équipes formidables !
La CFE-CGC Sodexo est fière du travail accompli par tous les salariés de l'entreprise lors de cet événement sportif exceptionnel ! Nous avons montré que nous savons répondre présent lors de rendez-vous incontournables, aux dimensions extraordinaires.
Ajouter les photos dans l'article pour la publication
